Histoire

Historique de la présence roumaine en France

A l’époque médiévale, il semble qu’il y ait eu en France des étudiants et des intellectuels appartenant aux provinces roumaines. Ils ne formaient toutefois pas une communauté religieuse.

Vers la fin du 18e siècle, dans les Pays Roumains, il n’existe presque pas de familles de la société roumaine cultivée qui ne parlent pas le français à la maison.

Au début du 19e siècle les premiers étudiants roumains, tous issus des familles de « boyards » (aristocrates roumains), arrivent à Paris. Ils seront de plus en plus nombreux et, en 1839, fonderont la Société des étudiants roumains de Paris, située au n° 3, Place de la Sorbonne. Ce comité des étudiants crée la « Bibliothèque roumaine de Paris », en 1846, et la revue Buciumul (Le Clairon), en 1857.

C’est parmi ces jeunes qu’arrive à Paris, au début de l’année 1853, l’archimandrite Josaphat Snagoveano, un ecclésiastique ministre de l'éphémère gouvernement révolutionnaire roumain de 1848, à l’époque exilé. Il fondera, en novembre 1853, la Chapelle roumaine de Paris, avec l’autorisation de la France et l’appui de la Turquie.

En 1860, âgé alors de plus de 62 ans, l'archimandrite Josaphat prend officiellement contact avec le Ministère des Cultes de la Roumanie et avec la Métropole de Bucarest pour placer « formellement, cette chapelle, sous le patronage de la sainte Métropole de Bucarest », en précisant qu'elle n'était soumise à « aucune hiérarchie étrangère ».

L’église roumaine de la rue Jean-de-Beauvais

Père Josaphat mourut en 1872. Dix ans plus tard, l'immeuble du 22 rue Racine est exproprié afin d'agrandir les laboratoires de la Faculté de Médecine. Les Roumains sont obligés de chercher un autre lieu de culte. Ils identifient alors, toujours dans le Quartier Latin, la chapelle de l’ancien Collège Dormans, rue Jean de Beauvais (14e s.). En décembre 1881 l'église de Dormans-Beauvais est déclarée monument historique par le Ministère français de la Culture, et quelques mois plus tard, en 1882, le gouvernement royal de la Roumanie, par son ministre plénipotentiaire à Paris, l'achète au profit des Roumains à Paris.

Après dix ans de restauration et adaptations au culte orthodoxe (1882-1892), elle est devenue celle qu'on connaît aujourd'hui: l'Eglise orthodoxe roumaine de Paris (Paroisse des Saints-Archanges), consacrée en 1892, aujourd'hui cathédrale métropolitaine.

C’est cette église qui sera, le 12 juillet 2009, suite à d’importants travaux de restauration, l’objet d’une nouvelle consécration, sous la présidence de Sa Béatitude le patriarche Daniel de Roumanie.

Après la Deuxième Guerre mondiale et l’installation du communisme en Roumanie (1948), l'Église orthodoxe roumaine de Paris se coupe de la juridiction canonique du Patriarcat roumain, se constituant dans une éparchie orthodoxe roumaine hors frontières sous l’homophore du métropolite Visarion (Bessarion) Puiu, puis de l’évêque Teofil Ionescu (Théophile Ionesco), en lien canonique avec l’Eglise orthodoxe russe Hors-Frontières (jusqu'en 1998). Plus récemment, cette communauté a rejoint l'Eglise Orthodoxe Américaine (archevêque Nathanaël, OCA, 2000-2009).

Depuis le 10 mai 2009, elle se trouve maintenant à nouveau au sein de l'Eglise-mère.

Dans la période qui suivit la guerre, la communauté de l'Église orthodoxe roumaine de Paris reçoit l’exil politique roumain anti-communiste, et se constitue dans un des principaux pôles de la résistance anti-communiste roumaine en Occident, tout en gardant une dimension cultuelle et culturelle.

L’histoire des Roumains à Paris et en France est étroitement liée à la vie de la communauté orthodoxe roumaine de Paris, dont le centre a été, pendant plus de 100 ans, l’Eglise roumaine de Paris. Constantin Brâncusi, Mircea Eliade, Emil Cioran ou Eugène Ionesco passent par là et, à des différents moments, sont impliqués directement dans la vie des Orthodoxes roumains de Paris.

La présence roumaine en France a été, depuis l’origine, un enrichissement pour la culture française. L’apport des artistes et des écrivains nommés plus haut, auxquels il faut ajouter, entre autres personnalités, la Princesse Bibesco au 19ème siècle ou le physicien Eugène Lupasco de notre temps, est inappréciable. La maîtrise de la langue française non seulement parlée, mais souvent valorisée directement par des écrits de grande qualité, est une donnée qui a enrichi le patrimoine culturel français. Il y aurait à étudier de près la contribution de médecins, de chercheurs, ou d’ouvriers roumains, à la vie intellectuelle, sociale et professionnelle en France. Les Roumains ont toujours montré une exceptionnelle capacité à s’intégrer d’une manière créatrice dans la société française.

Du point de vue religieux, des Français de souche, en quête de la Foi orthodoxe et de la Tradition des saints Pères, se sont, surtout depuis la Seconde Guerre Mondiale, tournés vers la spiritualité roumaine. Un certain nombre d’entre eux a même choisi de s’intégrer à l’Eglise orthodoxe, dans le cadre du Patriarcat roumain. Ils constituent aujourd’hui des paroisses et des monastères bien vivants de langue française. La sensibilité et la culture roumaine et française se marient ainsi, dans une commune latinité, au sein de la Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale.

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