† LE METROPOLITE JOSEPH - LETTRE PASTORALE POUR LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR 2015

LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR – LE DON LE PLUS PRÉCIEUX DE DIEU AUX HOMMES

 

Télécharger LA LETTRE PASTORALE POUR LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR 2015

  

LE MEtropolitE Joseph

   

LETTRE pastorale

pour la NaTiviTe du SEIGNEUR

2015

   

La Nativité du Seigneur Le don le plus précieux de Dieu aux hommes

   

 a tout le clerge, aux moines

et au peuple orthodoxe

de tout larcheveche

 

Bethléem, prépare-toi, que la crèche soit prête à servir et la grotte à recevoir le Seigneur ! Voici venue la pure réalité, l’ombre de la Loi s’est dissipée : naissant d’une Vierge, Dieu se montre aux humains, prenant notre forme et divinisant la nature assumée. Adam renouvelé avec Eve s’écrie : Sur terre est apparue la bienveillance de Dieu pour sauver le genre humain.

(Office des Grandes Heures, Prime)

 

Bien aimés pères, frères et sœurs, 

 

Grande et lumineuse est la fête de la Nativité du Christ Seigneur. En naissant de la Vierge sur terre, le Fils de Dieu nous dévoile l’amour éternel de Dieu pour l’homme fait à son image et à sa ressemblance, mais tombé dans le péché. La Mère de Dieu est celle qui reçoit, humainement, et d’une manière parfaite, l’amour de Dieu, et en se confiant sans réserve à sa volonté, rend possible la descente vers nous de la grâce divine de l’incarnation du Verbe.

Le premier don de la Naissance de Jésus Christ est la rencontre de l’homme avec Dieu en face à face. La très sainte Trinité-Dieu visite celui qui est fait à son image et à sa ressemblance ! En Lui, le Fils, nous voyons et nous rencontrons le Père céleste, comme le Christ lui-même témoigne : “Celui qui M’a vu a vu le Père.” (Jean 14, 9). C’est toujours par le Fils (Unique Engendré ) que nous est révélé le Saint Esprit, la troisième Personne de la très sainte Trinité, qui nous apprend tout sur le Christ, nous Le rend connu et illumine notre cœur afin de Le recevoir et de connaître celui qui est né dans la crèche des animaux: “Quand sera venu le consolateur, que Je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, Il rendra témoignage de Moi”(Jean 15, 26). L’enfant divin né de la très pure Vierge Marie dans le sein de la terre  – oublié par nous dans la grotte de Bethléem et dans la crèche des animaux sans parole ; comme dans un tombeau – (Il n’oublie pas celui qu’Il aime, l’homme) nous ouvre le Ciel, à savoir le Sein de Dieu le Père, berceau de repos et de joie salvatrice, par le pardon. Afin que le Christ – Enfant puisse nous montrer la voie pour être reçus au sein du Père, il a fallu d’abord que la terre Le reçoive en son sein et Le reconnaisse comme le Don envoyé par le Père éternel, qui se donne Lui-même. Par cela dans le Christ nous connaissons l’amour sans faille que Dieu nous donne, en envoyant son Fils comme l’un d’entre nous, afin qu’Il nous rende semblables à Lui selon la grâce. “Car Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui, au lieu de périr, ait la vie éternelle.”(Jean 3, 16) 

Le Christ-Enfant nous ouvre le Ciel pour nous accueillir avec les armées célestes, et nous n’avons pour lui que la grotte froide pour l’accueillir, avec les animaux sans paroles ! Le Christ-Enfant nous dépose au Sein du Père céleste, et nous lui préparons l’étable et la crèche !  Le Christ-Enfant est accueilli par les armées angéliques avec des chants de gloire, et nous l’accueillons dans l’indifférence, l’égoïsme et l’oubli ! Le Christ-Enfant nous donne les pierres précieuses des bonnes actions, et nous restons attachés à la crèche des péchés à laquelle nous voulons L’attacher aussi ! Les saints nous apprennent comment aimer avant tout Celui qui nous a tout donné, et non pas le don, comme nous le montre saint Jean Chrysostome : “Telles sont les âmes des saints. Elles se réjouissent plus de Dieu qui a donné, que des dons qu’ils ont reçus. Car ils ne L’aiment pas pour ses dons, mais ils reçoivent les dons à cause de Lui.” (St. Jean Chrysostome, Homélies et paroles sur l’éducation des enfants)

Nous sommes tous blessés par le péché, par le manque de foi, par le désespoir, les souffrances, la peur de la mort et par la mort elle-même, mais osons nous approcher du visage du Christ–Enfant tourné vers nous et nous appelant à la guérison parfaite qu’Il est le seul à pouvoir nous donner. En vérité ils nous la donne gratuitement, parce que nous ne pouvons rien donner en échange. La guérison signifie pour nous le salut, la guérison de l’homme intérieur, dans ses profondeurs et ses recoins cachés, là où la lumière de la grâce est la seule à pouvoir pénétrer et guérir par le pardon. C’est la signification de la grotte : la froideur, l’indifférence, l’oubli, la méchanceté, les souffrances, l’insensibilité, les ténèbres qui procèdent de tout cela et qui font de notre âme une grotte d’animaux sans paroles, de sentiments anesthésiés, paralysés, qui ne peuvent plus rien affirmer en présence de l’Enfant, mais simplement L’admirent, Le reconnaissent, mais ne peuvent Le suivre, ne peuvent L’accueillir, étant attachés à la crèche du péché dont le Christ vient nous délivrer. Il nous prépare pour le don de la vie, pourvu que nous le recevions, comme une manne céleste découverte lors de la Cène, où le Christ nous accueille pour l’éternité à son festin sans fin, où le Don, c’est Lui-même, de la pauvre crèche de Bethléem jusqu’à la croix et au tombeau et à droite de Dieu le Père où Il est monté, en se donnant parfaitement et tout entier à nous. ”Le Père m'aime, parce que Je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l'ôte, mais Je la donne de moi-même; J'ai le pouvoir de la donner, et J'ai le pouvoir de la reprendre: tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père.” – dit le Seigneur. (Jean 10, 17- 18)

 

Chers fidèles,

 

         Grandes et nombreuses sont les épreuves que nous traversons aujourd’hui, même si en apparence nous avons tout ce que nous pourrions souhaiter sur terre. Jamais l’humanité n’a été plus riche qu’aujourd’hui, mais peut-être elle n’a jamais été aussi pauvre non plus. Nous sommes devenus riches pour les choses de ce monde et pauvres pour les choses éternelles de Dieu. “Dieu a laissé aussi l’argent pour bien l’utiliser, Il a aussi laissé le pouvoir pour qu’il serve à faire le bien. Il nous a donné les métiers et les beaux arts pour qu’ainsi la vie nous soit plus agréable, en vivant ensemble, et non pas pour que nous nous éloignions des choses spirituelles et nous abattre mutuellement. Il nous a laissé la maison pour nous protéger contre la pluie et les changements du temps, et non pas pour autre chose, non pas pour la parer d’or pendant que le pauvre meurt de faim. Il nous a donné des habits pour couvrir nos corps, et non pas pour nous faire voir, non pas pour que ces habits soient parés d’or en quantité, pendant que le Christ dépérit nu et affamé …” (St. Jean Chrysostome, Homélies sur l’Epître aux Philippiens, onzième Homélie)

De nos jours, nous devenons riches en injustice, en souffrances et en faiblesses. Mais le Christ-Enfant de la crèche de Bethléem nous dit de sa voix que les cœurs endurcis ont du mal à entendre et à comprendre : qui est persécuté et que Je ne sois pas avec lui, qui est jugé et que Je ne sois pas avec lui, qui est tué et que Je ne sois pas tué avec lui, qui est haï et que Je ne sois pas haï avec lui, qui est oublié et seul et que Je ne sois pas oublié et seul avec lui, qui est ignoré malgré sa justice et que je ne sois pas avec lui ignoré et oublié, qui est faible et que Je ne sois pas faible avec lui ? 

        Le Christ Seigneur "dans la grotte lumineuse de Bethléem… attend de nous de Lui donner l’occasion de répandre Sa bonté. Ne nous privons donc pas de ses dons à cause de notre paresse." (St. Jean Chrysostome, Homélies sur la Genèse, vingt-cinquième et septième Homélie)  

         Je vous souhaite à tous de belles fêtes bénies, soyez dans la joie avec ceux qui sont dans la joie, sans oublier ceux qui sont dans les souffrances de toutes sortes, comme le Christ fait avec chacun d’entre nous.

Que la nouvelle année soit pour nous une occasion d’accroître notre amour et notre estime les uns envers les autres, sans oublier ceux qui ont quitté ce monde pendant l’année qui s’est écoulée, et que la grâce de Dieu nous accompagne chaque jour !    

   

 Le Métropolite Joseph

   

Paris, La Nativité du Seigneur 2015

   

23 Décembre 2015

Actualités

Lettre pastorale du Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine pour le premier dimanche du Jeûne de la Nativité 2017

Concernant l’importance de L’ANNEE CONSACREE EN HOMMAGE AUX SAINTES ICONES, AUX ICONOGRAPHES ET PEINTRES ECCLESIASTIQUES et de L’ANNEE DE COMMEMORATION DU PATRIARCHE JUSTINIEN ET DES DEFENSEURS DE L’ORTHODOXIE A L’EPOQUE COMMUNISTE, au sein du Patriarcat roumain

» lire la suite

Programme des évêques de la MOREOM pour Dimanche 19 novembre 2017

Célébration de la Divine Liturgie dans le 26ème Dimanche après la Pentecôte (Parabole du riche insensé)

» lire la suite

Programme des évêques de la MOREOM pour Dimanche 12 novembre 2017

Célébration de la Divine Liturgie dans le 25ème Dimanche après la Pentecôte (Parabole du bon Samaritain)

» lire la suite

Programme des évêques de la MOREOM pour Mercredi 08 novembre 2017

Synaxe des Archistratèges Michel, Gabriel et Raphaël

» lire la suite

Programme des évêques de la MOREOM pour Dimanche 05 novembre 2017

Célébration de la Divine Liturgie dans le 22ème Dimanche après la Pentecôte (Le mauvais riche et le pauvre Lazare)

» lire la suite

Les Journées de la Cathédrale, Paris, 4-5 novembre 2017

Programme détaillé des Journées de la Cathédrale, Paris, 4-5 novembre 2017.

» lire la suite