LETTRE PASTORALE DU SAINT SYNODE DE L'ÉGLISE ORTHODOXE ROUMAINE : Dimanche de l’Orthodoxie 2016

L’Orthodoxie, chemin royal de l’Évangile

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LETTRE PASTORALE
DU SAINT SYNODE DE L'ÉGLISE ORTHODOXE ROUMAINE
Dimanche de l’Orthodoxie 2016
L’Orthodoxie, chemin royal de l’Évangile

À LA SAINTE COMMUNAUTÉ MONASTIQUE, AU RÉVÉREND CLERGÉ
ET AUX FIDÈLES BIEN AIMÉS DU PATRIARCAT ROUMAIN,
Grâce, miséricorde et paix de la part de Dieu le Père, le Fils et
le Saint Esprit, et de notre part, bénédictions paternelles !

 

Révérends Pères,
Bien-aimés fidèles
,

Béni soit Dieu qui nous a donné de célébrer cette année encore le Dimanche de l’Orthodoxie et de continuer notre chemin spirituel, par le jeûne et la prière, vers la très sainte fête de la Résurrection de notre Seigneur Jésus Christ.

Ce dimanche, comme tous les dimanches, est un Jour du Seigneur et un Jour de la Résurrection, étant le premier jour de la semaine (Matthieu 28, 1) ; mais il est également la fête de la vraie foi, le « hram », [la fête patronale] de l’Orthodoxie que nous fêtons chaque année depuis plus de douze siècles.

L’Orthodoxie, que nous célébrons aujourd’hui, est l’Église du Christ notre Sauveur sur la terre (1) et a été bâtie par le Fils de Dieu Lui-même, notre Sauveur Jésus Christ, « sur le fondement des apôtres et des prophètes » (Éphésiens 2, 20). Cette Église préserve, depuis deux millénaires, l’enseignement de son Fondateur et les canons des saints apôtres, dans la forme établie par les saints Pères et les Conciles œcuméniques.

L’Orthodoxie est la foi salvatrice au cœur de laquelle se trouve la vérité à propos de Dieu, de l’homme et du monde, telle que Dieu nous l’a révélée par ses prophètes : « dans ces jours qui sont les derniers, Il nous a parlé par le Fils » (Hébreux 1, 2). Elle est la foi scellée par le sang des martyrs des deux millénaires de christianisme, mais également par ceux qui donnent leur vie pour le Christ dans ces temps qui sont les nôtres.

Cette fête remonte aux temps des luttes visant à rétablir la vénération des saintes icônes, interdite par l’édit de l’empereur byzantin Léon III l’Isaurien (717-741), en l’an 727, empereur qui s’opposait à la vénération des icônes. Mais un grand théologien, saint Jean Damascène, qui vivait au monastère Saint-Sabas du désert de la Judée, conteste à l’époque le droit de l’empereur de s’immiscer dans les affaires de l’Église et précise que la seule autorité compétente en matière de foi est le Synode des évêques. « Nous nous soumettons à toi, Empereur - dit saint Jean Damascène -, en tout ce qui a à voir avec la vie de tous les jours, les dettes, les droits à payer, les dépenses, en tout ce sur quoi tu règnes ; mais en ce qui regarde les rênes de l’Église, ce sont nos prêtres qui s’en occupent et ceux qui nous ont transmis la parole d’enseignement et qui ont formulé les lois de l’Église » (2).

Après plus de cinq décennies de grands tourments à cause des ennemis des icônes (appelés iconoclastes), l’impératrice Irène (†802), en sa qualité de régente, avec l’aide du patriarche Taraise de Constantinople (784-806), convoqua, en l’an 787, le VIIème Concile œcuménique de Nicée dans la province de Bithynie en Asie mineure afin qu’il se prononce sur la question de la vénération des saintes icônes. Le Concile eut lieu entre le 24 septembre et le 13 octobre 787 et décida qu’il était permis et même utile et agréable à Dieu de peindre des icônes liturgiques et de les vénérer. D’autre part, les Pères de l’Église ont dit que les saintes icônes doivent être vénérées car elles représentent les visages de saintes personnes ; et que la vénération des icônes s’adresse, non à la matière de l’icône (le bois), mais aux personnes qui y sont peintes. Par conséquent, la vénération des saintes icônes n’est pas de l’idolâtrie. Malheureusement, la lutte avec les ennemis de la vénération des icônes ne s’est pas achevée en 787 et a continué, avec des courtes pauses, pendant encore à peu près 50 ans. Pendant ces années-là beaucoup d’icônes, de vrais trésors de notre foi, de la spiritualité, de notre dévotion et de l’art iconographique, ont été détruits ; des églises et des monastères ont perdu des icônes de notre Seigneur Jésus Christ, de la Mère de Dieu, des saints et des anges. À cette époque-là de nombreux fidèles orthodoxes ont péri ou ont été obligés de prendre la voie de l’exil à cause de leur courage dans la défense des saintes icônes. Mais, grâce à Dieu, finalement les Orthodoxes défenseurs des saintes icônes ont remporté la victoire. Convaincus qu’il n’y pas de rapprochement possible entre les idoles païennes et les images taillées, d’une part, et la sainte icône, d’autre part, qui, elle, est le visage d’un être céleste ou d’un saint, les chrétiens orthodoxes n’ont pas cédé face à ceux qui s’opposaient à la vénération des icônes et c’est ainsi que la foi orthodoxe a vaincu.

L’impératrice Théodora de Byzance (842-846) a, avec le patriarche Méthode, convoqué un concile à Constantinople à la date du 11 mars 843. Ce concile a statué que toutes les décisions prises lors des sept conciles œcuméniques étaient valables, a rétabli le culte ou la vénération des icônes et a excommunié les iconoclastes et tous les hérétiques. Puisque la décision avait été prise la veille du premier dimanche du Grand Carême, ce dimanche-là a reçu le nom de Dimanche de l’Orthodoxie, jour où l’Église Orthodoxe fête la vraie foi dans sa manifestation entière, mais également la victoire sur les hérétiques. Depuis lors, le Dimanche de l’Orthodoxie a sa place dans le calendrier de l’Église comme un jour de grande commémoration de tous ceux qui ont défendu la vraie foi et les saintes icônes, un jour où nous prions ensemble, nous les chrétiens orthodoxes de notre pays et d’ailleurs, un jour enfin où, tout spécialement, nous nous sentons en communion avec tous les saints, de tous les temps, mais surtout avec les martyrs confesseurs et avec les bienheureux qui ont donné leur vie au Seigneur pour la défense de la vraie foi et la vénération des saintes icônes.

Chers frères et sœurs en Christ,

Les Saintes Écritures nous apprennent que l’homme a été créé « à l’image de Dieu » (Genèse 1, 27) et que Jésus Christ, le Fils de Dieu incarné est « l’image de Dieu invisible » (Colossiens 1, 15). Selon saint Jean Damascène, « … quand tu vois que Celui qui n’est pas lui-même chair s’est fait homme pour toi, alors fais l’icône de son visage en tant qu’homme. Quand Celui qui est invisible s’est fait visible en sa chair, alors peins en icône l’image de celui qui s’est rendu visible. Quand Celui qui est sans corps, sans forme, sans poids et sans traits, sans taille de par la supériorité de son être, « a pris forme de serviteur » (Philippiens 2, 7), alors peins son icône et mets-y Celui qui a accepté d’être vu afin qu’Il puisse être vénéré. Peins son incarnation indicible, sa naissance de la Vierge, son baptême dans le Jourdain, la transfiguration sur le Thabor, sa passion, sa mort, ses miracles […], peins-les tous et par le mot, et par les couleurs » (3).

Le même saint, Jean Damascène, montre également que « auparavant on ne représentait pas Dieu l’Incorporel et sans forme. Maintenant, puisque Dieu s’est fait chair, et a vécu parmi les hommes, nous faisons l’icône de l’image que nous avons vue de Dieu » (4).

Bien sûr, entre l’icône et la personne qui y est peinte il y a un lien de grâce qui naît de la bénédiction de l’icône, c’est-à-dire, un lien spirituel entre l’icône et le Christ ou entre l’icône et ses saints, qui la rend digne de vénération comme nous l’apprend saint Jean Damascène qui nous dit : « Si tu ne te prosternes pas devant l’icône, cela veut dire que tu ne te prosternes pas non plus devant le Fils de Dieu, Celui qui est l’icône vivante du Dieu invisible et son image parfaite. Je me prosterne devant l’icône du Christ – disait le saint Père – comme devant celui qui est Dieu incarné, devant l’icône de la sainte Théotokos, notre Mère à tous, comme devant celle qui est la Mère du Fils de Dieu, devant l’icône des saints, comme devant ceux qui sont les amis de Dieu […] ; je me prosterne devant l’icône de ceux qui ont passé leur vie en suivant son exemple, je peins leurs victoires et leurs souffrances parce que j’en suis sanctifié et je brûle du désir de les imiter » (5). En suivant l’exemple des saints, nous devenons nous-mêmes des icônes vivantes du Saint Dieu, dans la mesure où il nous est donné, par sa grâce, d’être à son image. C’est ainsi que la sainte icône n’est pas pour nous un simple morceau de bois ou une toile peinte, mais elle nous met en relation spirituelle (de prière) avec le Christ et tous les saints ; elle fortifie notre communication, tout comme notre communion, avec les saintes personnes dont nous sentons, au plus profond de notre âme, l’aide et la présence quand nous nous prosternons avec foi et embrassons pieusement les saintes icônes.

En même temps, les saintes icônes de notre Seigneur Jésus Christ, de sa Mère, des anges et des saints ne sont pas uniquement des œuvres d’art : en elles nous voyons des modèles de vie chrétienne que nous sommes appelés à suivre dans notre propre vie, si nous répondons avec amour à l’amour de Dieu et des saints envers nous. Ainsi, l’icône du Christ nous aide à prier, à nous rapprocher du Christ, à communier à sa lumière. Également, les icônes de la Mère de Dieu et de tous les saints nous fortifient dans notre combat spirituel pour le salut et la vie éternelle.

Nous devons aussi apprécier le rôle instructif et éducatif des saintes icônes. En priant devant les saintes icônes, nous gravons dans notre mémoire la vie et les actions merveilleuses de notre Sauveur Jésus Christ : celles-ci sont le fruit de l’amour miséricordieux [du Seigneur], ainsi que de la foi, de la dévotion, de l’ascèse, de l’effort et du sacrifice des saints, qui nous aident à accomplir des œuvres de bien et à acquérir la sainteté. « Je n’ai pas beaucoup de livres – dit saint Jean Damascène -, et je n’ai pas non plus le temps de lire ; mais j’entre dans l’église, l’hôpital communautaire des âmes, accablé par mes pensées comme par de grosses épines ; je suis attiré par la beauté de la peinture : tel un merveilleux jardin elle caresse mon regard et, sans m’en apercevoir, voilà Dieu qui entre dans mon âme. J’ai reçu la patience du martyr, la récompense des couronnes et je brûle du désir de le suivre. Tombé à genoux, je me prosterne devant Dieu, par l’intercession du martyr et je suis sauvé » (6).

Voilà comme elles sont nécessaires dans notre vie, les saintes icônes ! Elles nous conduisent vers la sainteté, vers Dieu. Sans les saintes icônes, notre monde spirituel serait beaucoup plus pauvre. Mais puisque nous avons dans l’église et dans nos maisons les saintes icônes, nous sommes en présence d’une vraie source de lumière, de spiritualité, de pureté et de beauté céleste. Par conséquent, nous avons le devoir de vénérer les saintes icônes, de les défendre et de les aimer, parce qu’elles nous rappellent sans cesse la vérité de la foi, à savoir que le Christ notre Seigneur est avec nous éternellement dans Son Église (cf. Matthieu 28, 20), avec la Théotokos, les armées des anges et tous les saints de Dieu.    

Bien aimés fils en Christ,

À la suite de la décision du VIIème Concile œcuménique de l’an 787, notre Église Orthodoxe a adopté et a rendu officiels les enseignements de saint Jean Damascène relatifs à la vénération des saintes icônes et à l’importance que celles-ci ont dans la vie liturgique de l’Église et de chacun des fidèles chrétiens orthodoxes. Ces enseignements n’ont pas prouvé leur validité seulement au cours du VIIIème siècle et ils s’avèrent utiles pour toutes les époques et tous les endroits, pour les chrétiens d’aujourd’hui et de toujours.

L’Église nous lance l’appel de confesser la foi orthodoxe et de vénérer les saintes icônes de notre Seigneur Jésus Christ, de sa Très Sainte Mère, des anges et des saints qui embellissent les lieux de culte orthodoxes, mais elle nous apprend à faire attention également à l’icône ou à l’image du Christ présente dans notre prochain, dans chaque être humain. En ce sens, s’avèrent très parlants et instructifs les mots du saint apôtre et évangéliste Jean adressés aux chrétiens de son temps, et par eux, à nous tous : « Si quelqu'un dit : j'aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur ; car celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ? » (Jean 4, 10-11 et 20).

Donc l’essence de notre foi est l’amour miséricordieux. En aimant notre prochain, nous aimons Dieu.

Cette année, 2016, a été déclarée par le Saint Synode de notre Église « Année consacrée à l’éducation religieuse de la jeunesse chrétienne orthodoxe et Année commémorative du saint hiérarque et martyr Antim Ivireanul ainsi que des typographies ecclésiastiques » ; c’est la raison pour laquelle nous encourageons tous les jeunes des écoles et des universités, les professeurs de religion et les théologiens, les jeunes prêtres et tous les jeunes fidèles à défendre, à consolider et à promouvoir les valeurs spirituelles de l’Orthodoxie et du peuple roumain, les saintes traditions transmises de génération en génération, la famille chrétienne traditionnelle, le patrimoine culturel national, ecclésial et civil, en un mot, notre identité spirituelle roumaine héritée de nos dignes ancêtres que nous commémorons et célébrons avec amour tous les ans.

En ce sens, un objectif essentiel pour la vie et l’histoire de notre Église et du peuple roumain fidèle, qui a besoin de notre soutien est la Cathédrale du Salut de la Nation. La nouvelle Cathédrale Patriarcale, lieu de prière et de bénédiction demeurera à travers les siècles comme une icône de la foi du peuple roumain et un témoignage de notre dévotion, de notre abnégation et de notre pérennité, mais également comme un symbole de la dignité nationale, de l’unité et de la communion intergénérationnelle, de la communion des Roumains en deçà et au-delà des frontières de notre pays. La nouvelle Cathédrale ne sera pas seulement destinée au service liturgique, et elle accomplira également un travail social et culturel, philanthropique et médical. Dans cette cathédrale, à côté des icônes de notre Seigneur Jésus Christ et de la Mère de Dieu, il y aura les icônes des saints roumains défenseurs et confesseurs de l’Orthodoxie roumaine à travers les siècles.

Comme chaque année, en ce 2016 aussi, le Saint Synode de l’Église Orthodoxe Roumaine appelle tous les prêtres et tous les fidèles à soutenir, avec la même dévotion, la collecte pour le Fonds Central Missionnaire. Ce fonds a déjà une histoire de plusieurs années et s’est avéré très utile par le passé pour beaucoup de communautés paroissiales et monastiques du Pays et de l’étranger, mais également pour des établissements socio-philanthropiques de notre Église. L’argent qui sera collecté cette année ira, avec prédilection, vers les paroisses missionnaires des zones rurales, isolées, où habitent des fidèles âgés et dont le nombre est en baisse, où il n’y a pas d’autres institutions à part le prêtre pour les aider par la prière et par les actions chrétiennes. Nous aiderons également les institutions socio-caritatives pour les enfants, les personnes âgées et les fidèles qui sont en grande souffrance dans les hôpitaux ; pour les écoles, les familles pauvres et nombreuses, les communautés roumaines en dehors des frontières du pays qui ont besoin d’aide pour garder la vraie foi, la langue roumaine, aussi bien que pour la construction ou la dotation des lieux de culte.

Nous sommes confiants que, cette fois encore, vous répondrez à notre appel paternel, pour que l’Église puisse continuer son action missionnaire et socio-philanthropique.
Nous prions Dieu pour qu’Il nous aide dans notre chemin spirituel vers la très sainte Fête de la Résurrection de notre Seigneur Jésus Christ et nous vous embrassons avec amour paternel en vous encourageant à ouvrir vos cœurs à l’amour miséricordieux par les mots de cette belle prière de la divine liturgie selon saint Basile le Grand, célébrée en ce saint jour du Dimanche de l’Orthodoxie : « Souviens-toi, Seigneur, de ceux qui apportent des fruits, des bienfaiteurs de tes saintes Églises, et de ceux qui se souviennent des pauvres : donne-leur en échange des biens de la terre, les biens du ciel ; en échange des biens temporels, les biens éternels ; en échange des biens périssables, les biens impérissables. »

Nous vous donnons la bénédiction paternelle par les mots du saint Apôtre Paul : « Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu le Père, et la communion du Saint-Esprit, soient avec vous tous ! » (II Corinthiens 13, 13). Amen.

 

Sa Béatitude le patriarche Daniel
Et tous les membres du Saint-Synode de l’Église de Roumanie

NOTES :

(1) Serge Boulgakoff, L’Orthodoxie, traduction de Nicolae Grosu, Typographie de l’Archidiocèse, Sibiu, 1933, p. 1.

(2) Saint Jean Damascène, Cultul Sfintelor Icoane (La vénération des saintes icônes), traduction du grec et étude introductive par D. Fecioru, 1937, p. 15.

(3) Ibidem, p. 36.

(4) Ibidem.

(5) Ibidem, p.23.

(6) Ibidem, p. 41.

23 Mars 2016

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