LETTRE PASTORALE POUR LA SAINTE PAQUE 2017


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No. 9 001/2017

 

 

LE MEtropolitE Joseph

 


 

DON DE LA VIE NOUVELLE 

 

 

LETTRE pastorale

pour lA SAINTE PAQUE

2017

 

 

 

a tout le clerge,

aux moines

et au peuple orthodoxe

de tout larcheveche

 

 

Bien-aimés Pères, Frères et Sœurs dans le Seigneur,

 

Le Christ est ressuscité !

 

Comme au premier jour de la Création, quand Dieu dit : « Que la lumière soit ! », et la lumière fut, resplendit aujourd’hui en vérité la Lumière qui dure à jamais, la lumière sans fin. Mais, en même temps, le Dieu-Homme Lui-même est la Lumière, symbole qui nous st transmis dans la nuit de la Résurrection et que nous passons à notre tour à ceux qui nous entourent. Celui qui, par sa Résurrection, est le fondement de notre foi, nous accorde aujourd’hui une vie nouvelle dans la Lumière de sa Résurrection. Il se donne lui-même comme Lumière de notre vie et comme Vie de notre vie. Tel est le sens du sacrifice du Christ Seigneur sur la Croix qui conduit à sa Résurrection : une vie nouvelle, pleine de la Vie qui se termine, non par la mort, mais par la Pâque, par le passage à ce qui est parfait et sans fin. « Car nous le savons, si notre demeure terrestre, qui n’est qu’une tente, se détruit, nous avons un édifice, œuvre de Dieu, une demeure éternelle dans les cieux, qui n’est pas faite de main d’homme. Et nous gémissons, dans le désir ardent de revêtir, par-dessus l’autre, notre habitation céleste, pourvu que nous soyons trouvés vêtus et non pas nus » (2 Corinthiens 5, 1-3).

Mais que veut dire « nus » ? - ne pas être revêtus du Christ, Celui en qui nous avons été baptisés. Car le jour de la Résurrection peut nous trouver ainsi, nous les baptisés : non revêtus du Christ, nus de Lumière, nus d’œuvres de bien. Il peut nous trouver également nus de nous-mêmes, parce que, errant sans la Lumière de la résurrection, ne trouvant pas Celui en qui nous avons été baptisés, nous ne nous retrouvons pas nous-mêmes, nous ne savons pas pourquoi nous vivons ou quel est le sens de notre vie. La peur de la mort nous domine ! Pourtant la lumière de la Résurrection du tombeau devenu Ciel nous montre la Vie, un commencement nouveau que pose le Seigneur pour nous et pour l’univers entier, par le nouvel Adam, Celui qui est parfait.

Nous pouvons dire que c’est un nouveau commencement du monde. C’est pourquoi, à Pâque, nous lisons l’Évangile à l’extérieur, devant les portes de l’église, où nous entrons ensuite comme dans un nouveau paradis, une cité de paix, la Jérusalem d’en haut qui nous attend. Par le fruit de la Croix que nous recevons, le Fruit de la vie, qui est le Christ, notre vie reçoit un autre sens, celui de la Vie du Christ. Et par le Tombeau rempli de la lumière de la Résurrection, resté pourtant vide de Celui qui est partout, nous voyons l’accomplissement de notre vie en éternité par la vie de l’Éternel-Vivant. Au moment où le Seigneur Jésus Christ sort du Tombeau, sortent avec lui une autre lumière, un autre sens de la vie et du monde, déchiffrés dans son amour sacrificiel, guérisseur ou donateur de vie – son amour vainqueur de la mort et de la souffrance causée par la mort qui s’approche de nous. Celui-ci, l’amour du Christ, qui révèle l’amour du Père céleste, apporte à nous et au monde la lumière divine et la vie qui découle de la vérité.

« Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné son Fils unique, de sorte que tout homme qui croit en lui, au lieu de périr, ait la vie éternelle » (Jean 3, 16). Nous comprenons que la mort absurde à laquelle nous ne trouvons aucun sens trouve son terme dans la mort du Christ sur la Croix et que « la Résurrection est le vrai commencement du monde », qu’elle est une recréation du monde, une « nouvelle création de l’homme et du monde ». Nous pourrions dire : « un nouveau projet pour le monde, pour l’homme, grâce à la Croix, à la Mort et à la Résurrection de notre Seigneur Jésus Christ ». « Dieu se dit lumière, vie, résurrection et vérité. Lumière, en tant que Celui qui fait resplendir les âmes, qui éloigne la ténèbre de l’ignorance, qui illumine l’intelligence pour qu’elle contemple les réalités mystiques, et qui révèle les mystères qui ne peuvent être vus que par les cœurs purs ; vie, comme Celui qui donne aux âmes aimant Dieu la capacité de se mouvoir vers ce qui est divin ; résurrection, comme Celui qui relève l’esprit de l’attachement mortel à ce qui est matériel, en la purifiant de toute souillure et de tout engourdissement mortel ; vérité, comme Celui qui donne à ceux qui en sont dignes l’héritage immuable des biens » (saint Maxime le Confesseur, cité dans « Lumière du cœur », éd. Trinitas, Iassy, 2003, p. 66).

 

Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur,

Au moment de la mort de Lazare, nous voyons le Sauveur comme Homme véritable – en larmes, pleurant pour son ami et sa famille souffrante. Toutefois nous le voyons alors et le contemplons également comme Dieu véritable – ressuscitant d’entre les morts Lazare mort depuis quatre jours, sentant mauvais en raison de la décomposition de son corps.  Dieu Lui-même devient Homme de douleur pour vaincre et libérer de la douleur et de la souffrance en prenant celles-ci sur lui-même ; Il devient Homme de larmes, pour laver nos larmes en apportant la joie de la victoire sur la peur de la mort et de la solitude ; Il devient Homme de l’humiliation, pour dissiper notre humiliation ; Il devient Homme mortel, pour écarter et détruire notre mort comme Dieu véritable !

Le jour de la Résurrection nous trouve également, comme Lazare, peut-être par morts corporellement comme lui, mais morts dans l’âme, exhalant la mauvaise odeur du péché dans nos âmes et dans nos corps ; mais, courage ! le pardon et la guérison ont jailli du Tombeau du Christ.

Nous honorons cette année la mémoire de ceux qui, chrétiens confesseurs de la vraie foi, ont témoigné de la foi et l’ont gardée dans les temps de persécution du régime communiste, morts par milliers dans les prisons, dans les camps et en déportation, eux pour qui la réalité de la Résurrection fut plus puissante que la réalité de cette vie passagère et de la mort inévitable. Nous rendons également hommage aux chrétiens et aux serviteurs de l’autel, témoins de la foi orthodoxe, parmi lesquels nous mentionnons particulièrement le Patriarche Justinien, de bienheureuse mémoire. Nombreux sont ceux qui ont témoigné de la foi au prix de leur propre vie – dans les prisons et dans les travaux forcés – en ne plaçant rien au-dessus de l’amour du Christ Seigneur, qui a donné sa vie pour nous. Leur témoignage - comme celui de tous ceux qui aujourd’hui au prix de leur vie dans de nombreuses régions de la terre témoignent de la foi au Christ crucifié et ressuscité, l’Ami des hommes - nous donne le pouvoir de chercher à devenir de plus en plus les amis du Christ, de devenir les apôtres du mystère de son amour pour nous révélé par le sacrement de la Croix, que nous pénétrons à mesure de notre amour pour lui et de notre quête toujours croissante de son amour. Le Christ a besoin de nous comme apôtres de sa Résurrection et de la vie nouvelle qu’Il nous a donnée par la Résurrection. Si nous connaissons et recevons le don de son amour, nous pouvons aimer notre prochain comme Il nous a aimés, en donnant sa vie en gage de son amour. Nous recevons beaucoup de mauvaises nouvelles chaque jour du monde entier et le désespoir nous saisit pour notre vie ou celle de nos enfants. Mais, courage ! Croyons que notre seul refuge est dans le Christ ; et mettons dans nos cœurs les paroles du Seigneur : « courage ! J’ai vaincu le monde ! ». « Se dresser et lutter pour nous, fut son action ; et la nôtre est de jouir de la victoire », dit saint Jean Chrysostome (Homélies sur l’Épître aux Romains du saint apôtre Paul, homélie XIII, p. 237).

Le jour de la résurrection nous trouve dans ces régions de la terre, éloignées des lieux où nous sommes nés, pour la plupart d’entre nous ; mais il nous donne de croire que notre vie ne reste pas celle corruptible de cette terre, la nôtre de naissance ou par adoption. Ce jour nous ouvre la porte d’une autre terre, celle du Ciel, promis par Dieu Père par l’intermédiaire de l’Adam nouveau, le Seigneur Jésus Christ. « Il est pour l’âme ce qu’est le fondement pour la maison. Par lui seul nous vivons, nous possédons, nous héritons. Lui seul donne sa valeur à notre vie actuelle, et la gloire et la félicité à la vie future » (saint Jean Chrysostome, volume « Richesses oratoires », p. 52).

Le Christ est ressuscité !

Votre intercesseur devant le Christ, pour que tout bien vous soit accordé

 

 

                                                                                              † Le Métropolite Joseph 

Sainte Pâque 2017, Paris.

 

14 Avril 2017

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