Lettre pastorale pour la Nativité du Seigneur 2018

Le Christ vient au monde – cherchons à vivre selon la bonté de Dieu!

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 † Le Metropolite Joseph
 
Lettre pastorale pour la Nativité du Seigneur 2018
Le Christ vient au monde – cherchons 
à vivre selon la bonté de Dieu!
au clerge tout entier, a la communaute monastique
et au peuple confesseur de la vraie foi
de notre archeveche tout entier
No. 9 002/2018
 
  « Rassurez-vous, car voici, je viens vous annoncer une bonne nouvelle qui sera une grande joie pour tout le peuple : il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un sauveur qui est le Christ Seigneur ; et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. Tout à coup il y eut avec l’ange l’armée céleste en masse qui chantait les louanges de Dieu et disait : Gloire à Dieu au plus haut des cieux ! Paix sur la terre ! Bienveillance parmi les hommes » (Lc 2, 10-14)
   
    Très-Révérends et Révérends Pères,
    Révérendes Mères,
    Bien-aimés Frères et Sœurs,
    La grand fête de la Nativité du Seigneur nous place une fois de plus devant l’indicible bonté de Dieu. Le Fils de Dieu naît en humble enfant dans une grotte, dans un monde dominé par le péché et la mort, afin de nous faire redécouvrir et partager la bonté divine pour tout homme qui vient dans le monde. Le Ciel rencontre la Terre, le Créateur devient un avec la créature, Dieu se met à côté de l’homme sur terre pour l’aider à dépasser les faiblesses, l’égoïsme, la haine et l’isolement devant autrui, et pour vaincre ensuite la mort que tout homme redoute tellement. Dans sa grande bonté Dieu envoie son Fils qui « descend chez les esclaves, se fait esclave, prend un aspect étranger, et m’assume tout entier en Lui-même avec ce qui m’appartient, afin de dissoudre en Lui-même ce qui est mal, comme le feu la cire, ou comme le soleil l’humidité de la terre, et pour que je communie à ce qui Lui appartient, en raison du mélange » de Lui avec moi, avec mon humanité, dit saint Grégoire de Naziance. La source de la bonté se révèle à nous par le Fils incarné qui nous montre en Lui-même la bonté absolue du Père céleste et nous dit : « Nul n’est bon que Dieu seul » (Mt 19, 17). La bonté de Dieu se montre à nous totalement dans sa tendresse pour nous, et nous appelle, nous aussi les hommes, à la bonté, en signe de notre foi et de notre désir de Lui ressembler, de Lui appartenir.
    Dans notre vie de chaque jour nous voyons souvent comment une réalité bonne ou l’action bonne d’une personne génère une onde de bonté sans fin. Les mêmes actions bonnes seront accomplies par d’autres, si ceux-ci les voient accomplies par leurs frères. La source de la bonté est le Christ né dans la grotte pauvre, et nous Le glorifions. Gardons notre esprit et notre cœur afin de ne pas devenir la proie aujourd’hui de la tentation de « fêter Noël sans le Christ », le don sans le Donateur éternel, comme il arrive à beaucoup de nos frères et à beaucoup d’entre nous. Faisons tout en son Nom et ne rougissons pas de notre foi devant nos semblables.
    À quoi ressemblerait donc notre vie si nous nous exhortions et nous inspirions continuellement la bonté les uns aux autres ? Nos enfants surtout feront dans leur vie – dans la plupart des cas – ce qu’ils ont vu chez leurs parents. « Qu’ainsi brille votre lumière aux yeux des hommes, pour qu’ils voient vos œuvres de bien et rendent gloire à votre Père qui est aux Cieux » (Mt 5, 16), nous dit le Christ. 
     Le Christ Seigneur, par sa vie et ses actions parmi nous les hommes, nous a montré la voie du Royaume, la porte du Paradis, et nous a donné les clés pour l’ouvrir nous-mêmes avec Lui. Il nous a montré plusieurs clés, qu’Il a données à chacun de nous, en les utilisant le premier, afin d’ouvrir notre cœur à Lui et au Père céleste. En Lui, le Fils, nous connaissons le Père : « telle est la vie éternelle – Te connaître, seul Dieu véritable, et Jésus Christ que Tu as envoyé » (Jn 17, 3). La connaissance de Dieu est le début, parce que nous ne pouvons L’aimer sans Le connaître ; toutefois la connaissance doit être doublée d’actes qui découlent d’elle : la foi, l’espérance, l’amour, la bonté, le pardon, la joie spirituelle, la patience, la paix. Voici une de ces clés, qui peut nous ouvrir la porte du Royaume de Dieu, le Paradis :  c’est la bonté doublée d’œuvre de bien. Le saint apôtre Pierre le dit : « concentrez tous vos efforts, joignez à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance... » (2 Pi 2, 5-8) 
    Bien-aimés Frères et Sœurs dans le Christ,
    Saint Marc l’Ascète dit que « le Seigneur s’est caché dans ses propres commandements, c’est dans la mesure où ils les observent que Le trouvent ceux qui Le cherchent ». Ainsi en est-il de la bonté, en la pratiquant, nous voyons Celui qui est la Bonté en personne et nous voyons ce que nous prépare la bonté vécue et pratiquée dès ce monde.
    Une histoire raconte qu’« il y a longtemps, longtemps, vivait un prince très riche, mais très avare. Il n’aurait jamais rien donné à personne. Seulement, une nuit, il se vit mourir : il arrivait à la porte du Paradis. Des anges vinrent à sa rencontre et lui dirent :
Viens avec nous, que nous te montrions où tu vas demeurer maintenant. Et ils marchèrent en traversant des jardins merveilleux, jusqu’à ce que, à un moment, ils arrivèrent près d’un palais grand et beau.
Ah ! cria le jeune prince, c’est là que je vais demeurer ?
Non, pas du tout.
Mais, qui va habiter ici ?
Ici, après sa mort, habitera ton jardinier.
Comment est-ce possible, lui qui n’a rien, le dernier des pauvres de la terre, comment mériterait-il cela ?
Eh, ton jardinier ne possède rien sur la terre, puisqu’il partage toujours tout ce qu’il gagne avec de plus pauvres que lui. Sur terre il n’amasse rien puisqu’il le donne, mais ici regarde tout ce qu’il a amassé ! Tout ce que tu vois ici est le fruit de sa bonté.
Bon, et alors, où vais-je demeurer, moi ? a demandé le prince déçu.
Regarde : là, dans cette bicoque !
Comment, dans cette bicoque ? Mais il n’y a que quelques planches pourries prêtes à s’écrouler, comment pourrai-je loger dans cette misère ? C’est vraiment ça ?
Oui, vraiment, lui répondent les anges. Réfléchis : qu’as-tu donné ? Rien ! Que voudrais-tu trouver ici ? Si tu avais été bon et généreux comme ton jardinier, tu aurais eu toi aussi un tel palais, peut-être même mieux, mais comme ça... Tout ce que tu vois est le fruit de ton avarice...
    À ce moment, le jeune prince tout effrayé se réveilla de sa vision. De ce jour il changea. Il amassa des trésors, non plus sur terre, mais dans le Ciel. Il cessa d’amasser richesses sur richesses : à quoi lui auraient-elles servi ensuite ? Avec ce qu’il possédait il aida les miséreux et, de cette façon, il amassa un avoir de bien plus grand prix : la gratitude de ceux qu’il aidait par le bien qu’il faisait. Il devint bon et c’était là le trésor que personne n’aurait pu lui dérober ! »
     Nous aussi, nous croyons souvent que tout nous est dû, que tout ce que nous avons nous appartient et que nous ne devons rien à personne. Mais nous voyons que finalement il ne reste à la fin de nos jours que l’amour et la bonté, et ce que nous avons donné avec amour et bonté,  comme nous le chantons dans les chants de Noël qui nous sont si chers. La bonté et l’amour ont rendu le Fils de Dieu pauvre pour nous. Mais sa pauvreté signifie notre richesse actuelle, un héritage éternel. Notre apauvrissement pour Lui ici, signifie notre enrichissement ici et dans l’éternité. La bonté change le cœur de l’homme, le rend lumineux et le purifie des mauvaises pensées.
    Frères et Sœurs, fidèles bien-aimés,
    En 2018 nous avons fêté l’anniversaire de la fin de la Première Guerre Mondiale, qui a fait des millions de morts et des millions de blessés, sur le continent européen, et non seulement là. Cultivons en nous-mêmes et chez nos enfants la bonté et l’amour, pour que la haine et les guerres ne détruisent plus de si nombreuses vies.
    La Roumanie a fêté au même moment que la fin de guerre, le 1er décembre, le Centenaire de l’union des provinces de Bessarabie, du Banat, de la Transylvanie et du royaume de Roumanie, moment de grande joie pour le peuple roumain. Ces anniversaires nous obligent à cultiver la bonté entre les hommes, entre les différents peuples, et à déployer tous nos efforts pour cela, puisque nous avons vu à plusieurs reprises ce que coûtent à chacun et au monde entier la haine, la vanité et la vengeance.
    La source de la bonté est Dieu Lui-même, « tout ce qui est bon et tout don parfait » cherchons à l’obtenir de Celui qui nous a tout donné en sa bonté. Invitons le Christ-Enfant à demeurer dans notre cœur, par le Saint-Esprit, et à en faire une Bethléem et une grotte célestes ; demandons-Lui de l’entendre quand Il nous appelle par notre nom et nous dit : « Je suis ton père, Je suis ton frère, Je suis l’époux de ton âme, Je suis ton refuge, Je suis ta nourriture, Je suis ton vêtement, Je suis ta racine, Je suis ton secours, Je suis tout ce que tu désires. Quand tu Me possèdes, il ne te manque rien. Je suis ton serviteur, car Je suis venu servir, non être servi. Je suis ton ami et le membre de ton corps, ta tête, ton frère, ta sœur et ta mère. Je suis tout pour toi. Tu n’as qu’à rester près de Moi. Pour toi Je me suis fait pauvre et exilé ; pour toi J’ai érigé une croix et Je suis descendu au tombeau ; Je suis venu sur terre pour toi, envoyé par le Père, et au Ciel Je prie pour toi mon Père. Que veux-tu de plus ? »
     Prenons tous – part à la fête de la Nativité du Seigneur pleine de lumière divine afin de recevoir dans nos cœurs la paix et la bienveillance annoncées par les anges à la grotte de Bethléem : que celles-ci nous aident à cultiver la bonté et l’amour dans nos familles et dans les communautés où vit chacun de nous, et avec tous ceux qui nous sont chers, dépassant l’égoïsme et toute forme d’isolement : cherchons à suivre le Christ Seigneur, notre Sauveur !
    Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, né dans la grotte de Bethléem, soit avec vous tous ! 
† Joseph,
Archevêque d’Europe Occidentale
et Métropolite d’Europe Occidentale et Méridionale
Paris, Nativité du Seigneur 2018

24 Décembre 2018

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