Présentation vidéo du Festival "Pour l'amour de la Beauté"

La présentation vidéo du Festival "Pour l'amour de la Beauté" (Paris, 16-21 mai 2013)

 

POUR L`AMOUR DE LA BEAUTÉ (16 - 21 mai 2013, Paris)

Soyez Beaux! Avec la bénédiction de Son Éminence le Métropolite JOSEPH, le Département culturel de la Métropole Orthodoxe Roumaine d'Europe Occidentale et Méridionale vous invite avec joie aux manifestations de la troisième édition du festival Pour l'amour de la Beauté (Paris, 16-21 mai 2013)

Le festival Pour l'amour de la Beauté a comme but principal de porter l'attention du public sur des créations artistiques imprégnées d'une recherche assidue du divin. À travers les débats organisés autour de ces créations, le festival tente une compréhension de la manière dont l'esprit humain, dans sa quête de proximité de l'absolu, arrive à sublimer ses formes d'expression.
La beauté - comme écho de la beauté divine et comme aboutissement d'une expérience de création qui itère, consciemment ou pas, l'acte créateur divin - constitue le repère principal selon lequel le discours du festival est structuré. À cet égard, Pour l'amour de la Beauté accentue et met en évidence la vocation de l'art de toute époque de faciliter la communication avec la sphère plus haute, invisible, du réel, d'accompagner vers l'essence du créé. À la vocation créatrice de l'artiste est corrélée celle d'explorateur, car à partir des poétiques antiques - qui réclamaient à l'art un rôle cathartique - jusqu'à l'esthétique moderne de l'art, nous percevons la création comme fruit d'une expérience personnelle complexe assumée par l'artiste. Sans une telle expérience, le labeur technique, aussi méticuleux qu'il soit, ne pourra élever l'esprit du récepteur vers une réalité plus globale par rapport à celle visible. Ce processus de création comporte lui-même les vertus d'une expérience spirituelle, la création étant le plus souvent l'expression d'un vécu ayant atteint son point culminant.
Dans l'art moderne les quêtes artistiques prennent souvent la forme d'interrogations anxieuses sur sa propre personne, sur les autres ou sur le monde entier, tandis que les aspirations exprimées rejoignent le domaine de l'immédiat. Ne participant plus à la création divine, l'acte créateur se contente d'être seulement créatif. Et pourtant, l'absolu reste un repère, bien que dégradé, dénaturé, contesté ou nié. Notre festival essaie de donner du poids à l'absolu dans l'art, de mettre en valeur l'expérience spirituelle qui caractérise les quêtes artistiques. Car ces expériences ont marqué également les créateurs et leurs œuvres, ont décanté une partie des scories objectaux, ont permis même à l'œuvre de dépasser l'intention de son auteur. En assumant l'idée dostoïevskienne selon laquelle "la beauté sauvera le monde", le festival essaie d'illustrer comment les différents arts - forts d'une complémentarité révélatrice - font résonner dans les créations proposées des échos métaphysiques, à travers les sons, les images ou les mots. Au-delà des grilles esthétiques qui peuvent confirmer des émotions artistiques et peuvent déceler des messages culturelles, la réception de ces échos exige une sensibilité aiguisée jusqu'à devenir organe de connaissance qui peut nous conduire vers Dieu, le Créateur et la Source de la beauté. Le festival aspire, justement, d'accompagner ses participants sur ce trajet, lui-même de nature spirituelle, finalement.

* Le programme du Festival (mis à jour)

13 Mai 2013